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Bush et Poutine pour un système de défense antimissile commun avec l’Europe

Publié le par SABAKA

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Les présidents américain George W. Bush et russe Vladimir Poutine ont prôné dimanche la création d’un système commun de défense antimissile avec l’Europe dans lequel les trois parties participeraient à "part égale", selon une déclaration commune.Evènement

"Les deux pays ont exprimé leur intérêt dans la création d’un système de défense antimissile commun dans lequel la Russie, les Etats-Unis et l’Europe participeront à part égale", selon le texte de la déclaration.

Au cours de leur conférence de presse commune, M. Bush s’est félicité d’une "percée significative" et M. Poutine s’est dit "prudemment optimiste" sur un accord définitif.

"C’est une percée significative. J’ai été très impliqué dans ce dossier et je sais comment les choses ont avancé", a déclaré le président américain.

"Nous avons beaucoup de choses à faire pour convaincre les experts que le système n’est pas dirigé contre la Russie", a-t-il cependant reconnu.

"Je suis prudemment optimiste concernant un accord définitif. Je pense qu’il est possible", a déclaré pour sa part M. Poutine.

"Le plus important, c’est de travailler ensemble" sur ce projet, a-t-il ajouté.

Dans leur déclaration conjointe, les deux présidents ont pris acte du fait que la Russie était toujours opposée au bouclier antimissile, tout en soulignant que les propositions des Etats-Unis pour la rassurer étaient "importantes et utiles".

La Russie "n’est pas d’accord" avec le déploiement en Pologne et en République tchèque d’éléments du bouclier antimissile, selon le texte.

Cependant, les propositions faites par Washington pour lever les inquiétudes de Moscou seront "importantes et utiles" si elles sont appliquées.

M. Bush, qui participait deux jours plus tôt au sommet de l’Otan, y avait obtenu le soutien des alliés au projet d’implanter des éléments du bouclier en Europe.

Le système prévu par les Etats-Unis comprend une batterie de dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque, qui seraient mis en service à l’horizon 2011-2013. Moscou a exprimé son opposition à ce projet, considéré comme une menace pour ses intérêts stratégiques.


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