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Medvedev offre un nouveau contrat aux Russes sur fond de crise

Publié le par SABAKA

Par Reuters, publié le 15/02/2009 à 20:17

MOSCOU - Le président Dmitri Medvedev a promis dimanche à ses concitoyens russes, en butte à une crise économique qui s'aggrave, un nouveau partenariat marqué par une plus grande ouverture politique en échange de leur soutien.

 Le président Dmitri Medvedev a promis dimanche à ses concitoyens russes, en butte à une crise économique qui s'aggrave, un nouveau partenariat marqué par une plus grande ouverture politique en échange de leur soutien. (Reuters/RIA Novosti/Kremlin/Dmitry Astakhov)

"J'estime que les autorités doivent parler franchement et directement de (la situation), parler des décisions que prennent les autorités pour surmonter la crise et parler des difficultés auxquelles nous sommes confrontés", a-t-il déclaré.

"Nous les surmonterons en effet (...) Tout se normalisera", a-t-il dit lors d'une interview accordée à la chaîne publique Rossiya, en s'engageant à faire preuve de franchise quant à l'état de la nation lors d'interventions régulières à la télévision.

Des analystes considèrent que le Kremlin a le choix entre deux attitudes dans un contexte où le soutien de l'opinion s'érode sous l'effet de la baisse du niveau de vie: imposer un régime autoritaire total et supprimer toute dissidence, ou prendre la voie d'un nouveau contrat avec la population.

Medvedev n'a laissé aucun doute sur le fait qu'il optait pour la seconde solution.

"Les prévisions ne font vraiment le bonheur de personne", a-t-il dit dans la première d'une série d'allocutions publiques régulières. "Nous devons nous attendre à ce que notre développement subisse un scénario assez rude. Mais cela ne signifie pas que notre situation soit désespérée, ni profondément alarmante. Dans l'ensemble, (elle) est claire et maîtrisée."

Quelques mois après sa prise de fonctions, en mai dernier, la Russie a reçu de plein fouet la crise financière internationale, qui se traduit par près de deux millions de chômeurs et pourrait conduire à un recul du Produit intérieur brut (PIB) l'an prochain pour la première fois depuis une décennie.

Dans son interview, dont le ton grave contrastait avec des communiqués gouvernementaux qui annonçaient précédemment une secousse économique très amortie, Medvedev a évoqué deux sujets douloureux pour les Russes - les licenciements et la dévaluation du rouble.

Il a dit que d'autres suppressions d'emplois seraient inévitables mais que le gouvernement consacrerait 44 milliards de roubles (1 milliard d'euros) à la création de nouveaux postes, notamment par l'aide aux petites entreprises.

Il a aussi défendu en ces termes la dévaluation de près de 30% du rouble par la banque centrale: "Il fallait le faire. C'était nécessaire pour la stabilité, pour permettre à notre Etat, à notre économie, de fonctionner normalement."

Version française Philippe Bas-Rabérin

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