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un Russe crie au complot américain

Publié le par SABAKA

Arrêté pour trafic d'armes, un Russe crie au complot américain

Par Reuters, publié le 17/03/2009 à 10:47 - mis à jour le 17/03/2009 à 11:48

 

 

MOSCOU - L'homme d'affaires russe Viktor Bout, arrêté il y a un an en Thaïlande à la demande des Etats-Unis pour trafic d'armes, affirme être victime d'un complot américain destiné à ternir l'image de la Russie dans le monde.

L'homme d'affaires russe Viktor Bout, arrêté il y a un an en Thaïlande à la demande des Etats-Unis pour trafic d'armes, affirme être victime d'un complot américain destiné à ternir l'image de la Russie dans le monde. (Reuters/Sukree Sukplang)

 

L'homme d'affaires russe Viktor Bout, arrêté il y a un an en Thaïlande à la demande des Etats-Unis pour trafic d'armes, affirme être victime d'un complot américain destiné à ternir l'image de la Russie dans le monde. (Reuters/Sukree Sukplang)

Surnommé par les médias "le marchand de mort", Bout possède une flotte d'avions de transport qui, selon les Américains, a servi pendant des années à la contrebande d'armes en Afrique, en Amérique du Sud et au Proche-Orient.

Le tribunal criminel de Bangkok examine actuellement une demande d'extradition déposée par les Etats-Unis, motivée par la vente présumée d'armes aux rebelles colombiens, armes qui auraient été utilisées contre des ressortissants américains.

"Depuis un an, aucune preuve n'a été apportée contre moi à propos de crimes commis en Thaïlande ou ailleurs", a déclaré l'homme d'affaires de sa prison de Bangkok mardi à la chaîne de télévision russe Vesti-24.

"C'est une affaire purement politique", a-t-il ajouté.

"Apparemment, quelqu'un a intérêt à attiser artificiellement les tensions après ce qui s'est passé en Ossétie du Sud et dans d'autres conflits", a poursuivi Bout, faisant allusion à la courte guerre d'août dernier entre la Russie et la Géorgie.

"A part des déclarations du style 'on m'a dit que...' et d'autres fadaises, les Américains n'ont rien", a-t-il affirmé.

"Je pense que ce n'est vraiment pas sérieux de la part d'un pays qui parle toujours de liberté et se targue de l'indépendance de son système judiciaire."

Mardi, Bout a comparu en tenue orange de prisonnier et les pieds enchaînés devant le tribunal. Il n'a exprimé aucune émotion lorsque son épouse Alla, une décoratrice de mode de 45 ans, est venue prendre sa défense à la barre.

Elle a présenté son mari comme un homme d'affaires respectueux des lois, qui n'a jamais séjourné en Amérique latine hormis pour trois jours de vacance en Argentine.

"Mon mari ne faisait que diriger une société de transport aérien et tout ce qu'il transportait était légal. Les médias ont raconté qu'il s'est rendu dans de très nombreux pays à partir de 2001, ce qui est faux puisqu'il était à Moscou avec nous tout ce temps-là", a-t-elle affirmé.

Lors d'une audience au début du mois, un juge thaïlandais a déclaré que les Etats-Unis n'avaient toujours pas apporté d'éléments crédibles à l'appui de leurs accusations qui justifieraient l'extradition du suspect.

Bout avait été appréhendé en mars 2008 dans un hôtel de Bangkok avec le concours d'agents américains, quelques heures après son arrivée en provenance de Moscou.

Ancien officier de l'armée de l'air du temps de l'URSS, il est accusé par les Etats-Unis d'avoir organisé la vente de millions de dollars d'armes, notamment des missiles sol-air, aux guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Bout a exploité des compagnies de transport aérien de fret au Proche-Orient, en Afrique, en Europe de l'Est et aux Etats-Unis. Selon l'Onu et le département américain du Trésor, il a vendu des armes qui ont contribué à entretenir des conflits en Afghanistan, en Angola, en République démocratique du Congo, au Liberia, au Rwanda, en Sierra Leone et au Soudan.

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