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"Je n'ai rien fait d'illégal", affirme la mère d'Elise, qui réclame l'enfant

Publié le par SABAKA

Invoquant la loi russe, Irina Belenkaya, accusée d'avoir enlevé sa fille Elise le 20 mars à Arles, dans le sud de la France et écrouée à Budapest, estime n'avoir "rien fait d'illégal" et réclame la garde de l'enfant, dans un entretien au Journal du dimanche samedi.
Photographe : Philippe Huguen AFP :: Des bateaux de pêche bloquent le port de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 14 avril 2009

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photo : Philippe Huguen , AFP

"C'est vrai, j'ai reçu quelques jours seulement avant de partir en France une assignation en divorce qui stipulait que je n'avais pas le droit de faire sortir ma fille du territoire français", reconnaît Mme Belenkaya, au parloir de la prison de Budapest.

"Mais un tribunal russe m'a confié la garde de ma fille", ajoute-t-elle. "Donc, au regard de la loi russe, je n'ai rien fait d'illégal".

Irina Belenkaya, une citoyenne russe, a été arrêtée dimanche en Hongrie en vertu d'un avis de recherche d'Interpol alors qu'elle s'apprêtait à gagner l'Ukraine par la route avec sa fille de trois ans, en direction de Moscou.

Elise est repartie en France mardi avec son père, Jean-Michel André.

Les deux parents se disputent depuis deux ans la garde de l'enfant, que chacun a obtenue dans son pays respectif. Ils sont poursuivis en justice, pour la mère en France et pour le père en Russie.

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"Je veux (...) qu'on me rende ma fille", demande aujourd'hui Irina Belenkaya. "Une petite fille de trois ans doit vivre avec sa mère", plaide-t-elle, en insistant sur sa capacité à assurer la garde de l'enfant.

"J'ai une vie correcte à Moscou, un emploi de géologue stable et bien payé", qui la dispense de l'aide de son ex-époux, dit-elle. "Lisa (prénom qu'elle emploie pour désigner sa fille, ndlr) pourrait ainsi vivre sous le même toit que sa (demie) soeur", Sacha, âgée de 8 ans. "Son père pourrait venir la voir quand il le veut", propose-t-elle.

Interrogée sur ses conditions de détention, en Hongrie, Madame Belenkaya affirme être "bien traitée" et ne craint pas la peine de prison encourue en France si elle est reconnue coupable. "Je m'en fous", dit-elle, "la seule chose qui compte ce sont mes filles".

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