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Catastrophe ferroviaire en Russie : l'attentat à la bombe confirmé

Publié le par SABAKA

Quatre voitures d'un train reliant Moscou à Saint-Pétersbourg ont déraillé, vendredi 27 novembre.


Catastrophe ferroviaire en Russie : l'attentat à la bombe confirmé LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 27.11.09 | 23h08 • Mis à jour le 28.11.09 | 16h24 Réagissez (11) Classez Imprimez Envoyez Partagez Partagez : AP/Ivan Sekretarev Quatre voitures d'un train reliant Moscou à Saint-Pétersbourg ont déraillé, vendredi 27 novembre. Le train Moscou-Saint-Pétersbourg qui a déraillé vendredi soir, faisant une trentaine de morts, a été la cible d'un attentat, indique, samedi 28 novembre, le comité d'enquête du parquet russe. Selon les enquêteurs, les restes d'un engin explosif ont été découverts sur les lieux de la catastrophe. Le porte-parole du comité a pour sa part annoncé à l'agence Interfax qu'"il est bien question d'un attentat". Le Monde.fr vous fait gagner du temps et vous alerte par e-mail en cas d'événement majeur Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujet Compte rendu En Tchétchénie, la violence augmente, selon un rapport Infographie L'Ingouchie, à l'image du voisin tchétchène Portfolio Cinq ans après, Beslan se souvient Chronologie La deuxième guerre de Tchétchénie Vidéo INA Tchétchénie : 1994-2004, dix ans de guerre Edition abonnés Thématique : Les grandes manœuvres de la Russie dans le Caucase "Selon un bilan préliminaire, pas moins de 26 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées", indique le communiqué du parquet, précisant qu'"une hausse du nombre de victimes ne pouvait pas être exclue". Les précédents bilans oscillaient entre 25 et 39 morts. Les services de sécurité intérieure russes ont à leut tour confirmé, samedi en fin d'après-midi, que le déraillement du "Nevski Express" était dû à l'explosion d'une bombe. Alexandre Bortnikov, patron du FSB, a déclaré au président Dmitri Medvedev qu'il s'agissait d'un engin d'une puissance équivalente à sept kg de TNT. Pour l'heure, personne n'a revendiqué publiquement la responsabilité de cet acte, mais les autorités penchent pour la piste tchétchène. "Dans ce genre d'affaires, la piste tchétchène est habituellement privilégiée", a précisé Alexeï Moukhine, du Centre d'information politique russe. Le drame s'est produit vendredi soir sur une des lignes les plus fréquentées de Russie, Moscou-Saint-Pétersbourg. Quatre voitures du train, qui transportait 682 personnes à son bord, ont déraillé à 284 kilomètres de la capitale, près du village d'Ouglovka. Vladimir Iakounine, PDG des chemins de fer russes, avait affirmé plus tôt devant les médias russes que la "principale version" est celle d'un "attentat". Un autre responsable des services de transports avait auparavant déclaré que des "éléments objectifs" prouvaient la présence d'explosifs sur les rails. L'agence Interfax a notamment rapporté qu'un cratère d'un mètre de diamètre avait été découvert au bord de la voie ferrée. "UNE FORTE DÉTONATION AVANT L'ACCIDENT" Une enquête criminelle pour "terrorisme" et "détention illégale d'armes à feu et d'explosifs" a été ouverte, selon une porte-parole du parquet. "Un cratère d'obus d'un mètre de diamètre a été découvert près de la voie ferroviaire, et des témoins affirment avoir entendu une forte détonation avant l'accident", indique une source au sein des forces de l'ordre russes, citée par l'agence Intefax. Deux avions du ministère des situations d'urgence transportant de l'équipement pour un hôpital mobile, ainsi que plusieurs sauveteurs, policiers et médecins ont été dépêchés sur les lieux après l'accident. Une réunion d'urgence en présence de plusieurs hauts responsables du gouvernement est prévue samedi. A Washington, le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a adressé un message de sympathie à la Russie. "Nous sommes profondément attristés par le terrible bilan du déraillement ferroviaire (...) entre Moscou et Saint-Pétersbourg", a-t-il dit. Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé "sa profonde tristesse" et a tenu "à assurer les autorités et le peuple russes, face à cette terrible épreuve, de la sympathie et de la solidarité de la France", précise un communiqué de l'Elysée. En 2007, un train de la même ligne avait déraillé après une explosion sur les rails. Trente personnes avaient été blessées. Le procès de plusieurs suspects de cette attaque, dont deux hommes d'origine tchétchène, se déroule actuellement dans la ville de Novgorod. La justice russe les accuse de liens avec des membres de la rébellion qui sévit dans toute la région Nord du Caucase. Depuis l'effondrement de l'URSS en 1991, la Russie est confrontée à la multiplication des actes de terrorisme. La violence terroriste a culminé au moment de la guerre russo-tchétchène (1994-1996 et 1999-2004). Malgré la levée de l'état d'urgence en Tchétchénie, les attentats sont quasi quotidiens en Tchétchénie, en Ingouchie et au Daghestan.




Une seconde bombe a explosé samedi 28 novembre sur le lieu du déraillement, la veille au soir, de l'express Moscou-Saint-Pétersbourg, a annoncé le président des chemins de fer russes. La déflagration, moins puissante que la veille, n'a pas fait de victime. Selon Vladimir Iakounine, le second engin a explosé à 14 heures locales (12 heures à Paris) non loin du site de la première déflagration.

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