Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La marine russe va naviguer français

Publié le par SABAKA

La Russie devrait acquérir un bâtiment militaire tricolore. Une première s’agissant d’un matériel « certifié Otan ». Cette bonne affaire pourrait préfigurer d’autres contrats.

Après quelques atermoiements – de pure forme semble-t-il –, la France s’est décidée à vendre du matériel militaire à la Russie. En début de semaine, l’Elysée a en effet donné son feu vert pour la vente d’un bâtiment de projection et de commandement (BPC) à la marine russe, ainsi que France-Soir l’indiquait dès le 29 septembre.

L’affaire, si elle se conclut, serait inédite. Moscou est surtout réputé comme vendeur de canons, de la Kalachnikov à l’avion de chasse Mig. Mais son industrie militaire navale est dans un tel état de décrépitude (un seul navire admis au service actif en 2000) que le recours aux compétences étrangères devient une nécessité. Ce crève-cœur se double d’une sorte de reniement idéologique. Pour la première fois, la Russie s’apprête à acquérir du matériel certifié « normes Otan » (Staline, revient, ils sont devenus fous !).

Washington qui tousse

Précisément, l’état-major de la marine russe a donc jeté son dévolu sur un bâtiment porte-hélicoptères, qui fait également office de poste de commandement flottant et d’hôpital. Un tel navire renforcerait grandement les capacités militaires de Moscou. Suffisamment en tout cas pour que la future transaction franco-russe soit vue d’un mauvais œil par les Américains.

Washington peut donc tousser, et la Géorgie trembler… Nicolas Sarkozy a donné son accord pour la vente du porte-hélicoptères. Avec, toutefois, une condition : que celui-ci soit livré sans système d’arme et de radar et, surtout, qu’il soit entièrement fabriqué par la firme tricolore DCNS (ex-DCN), alliée à l’entreprise STX-France.

Qu’à cela ne tienne ! Mais, s’il faut sauver le soldat DCNS, Moscou exige bien légitimement sa part. Le marché, pour être entériné, devrait aussi recouvrir la promesse que trois autres navires du même type soient construits… sur un chantier naval russe, proche de Saint-Pétersbourg. De cet aspect de l’accord, ni l’Elysée ni le ministère de la Défense ne soufflent mot. Entre 300 et 400 millions d’euros pièce, le silence est d’or

Commenter cet article