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Les ours polaires, de plus en plus menacés, pourraient s'adapter

Publié le par SABAKA

Par Reuters, publié le 09/12/2009 à 19:41

 

MOSCOU - Les ours polaires s'adaptent aux "effets catastrophiques" du réchauffement climatique, mais les modifications de leur habitat les poussent dangereusement près des humains, selon Nikita Ovsianikov, éminent spécialiste russe de l'Académie des sciences.

 

 

Selon Nikita Ovsianikov, spécialiste russe de l'Académie des sciences, les ours polaires sont capables de s'adapter aux "effets catastrophiques" du réchauffement climatique, mais les modifications de leur habitat les poussent dangereusement près des humains. (Reuters/Iain D. Williams)

Leurs effectifs, répartis de l'Est de la Russie à l'Alaska, sont passés en 20 ans de 4.000 à 1.500 individus du fait de la fonte accélérée de la banquise. Cette fonte, qui rend la glace plus facile à briser, leur a aussi donné accès à de nouveaux terrains de chasse plus proches des sites habités, où le braconnage et la crainte les déciment, souligne le chercheur dans un entretien accordé à Reuters TV.

"Nous assistons sans doute à la répétition d'un modèle qui leur a permis de survivre à de précédentes périodes de réchauffement. La mer change, leur nourriture change, mais des ressources alternatives apparaissent", explique-t-il.

"Certaines populations risquent évidemment de disparaître complètement et d'autres vont diminuer dramatiquement, mais d'autres encore vont survivre."

Leur sort dépend pour l'essentiel de celui la banquise, où ils chassent le phoque, or cette banquise a atteint en 2007 la surface la plus réduite depuis l'avènement de l'observation satellitaire et d'aucuns craignent de la voir disparaître totalement l'été.

Nikita Ovsianikov, qui étudie les ours depuis 19 ans, en a filmé un traversant la glace accidentellement, puis se hissant péniblement hors de l'eau pour y tomber à nouveau. Une autre scène tournée par le chercheur montre des chiens s'attaquant à un plantigrade venu chercher sa pitance dans un village.

"Plusieurs mois pas an, tous les sites optimums en terme de nourriture pour les ours polaires se transforment pratiquement en eaux libres où ils ne peuvent pas vivre.

"Ils finissent sur des plages aux abords de zones habitées où ils se font tuer la plupart du temps", poursuit le scientifique, qui n'a toutefois pas perdu espoir de les voir échapper à l'extinction.

"L'ours polaire a survécu à quatre périodes de réchauffement au moins depuis l'ère glaciaire. Sur le plan biologique, ils peuvent y survivre", conclut-il.

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