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Poutine fait ses courses à Paris

Publié le par SABAKA

 

le 12 juin 2010
Hier, la Russie a engagé des « négociations exclusives » avec la France sur l’achat de navires de guerre de type Mistral.

Développer la coopération économique et faire de la Russie un « partenaire » privilégié, tel était l’enjeu pour la France de la visite du premier ministre russe, Vladimir Poutine, hier à Paris. Des « négociations exclusives » sont ainsi engagées pour la vente de navires de guerre, les puissants porte-hélicoptères de type Mistral. Une transaction inédite à ce jour pour un pays membre de l’Otan.

Vladimir Poutine, toujours considéré comme l’homme fort du régime, a pourtant émis des réserves sur les conditions de cette vente. La Russie, bien qu’étant déjà « l’un des principaux producteurs d’armes au monde » a besoin « d’échanges de compétences », a-t-il insisté. Des transferts de technologies qui se traduiraient, selon lui, par « une amélioration de la confiance entre les deux pays ».

Autre point d’achoppement  : la Russie souhaite acquérir un seul exemplaire du Mistral, et en construire trois autres dans ses propres chantiers navals. La France voudrait, elle, en construire deux sur son territoire. Une stratégie qui permet à Moscou de maintenir la pression en menaçant de s’adresser à d’autres interlocuteurs, comme l’Espagne ou les Pays-Bas.

Lors d’une visite officielle effectuée trois jours plus tôt, le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, s’est lui déclaré « préoccupé » par cette transaction, moins de deux ans après la guerre éclair qu’il a déclenchée contre la Russie. En retour, la Géorgie souhaite acquérir des armes de défense antichars ou antiaériennes auprès de la France.

La Russie affirme, elle, vouloir renforcer ses capacités de projection régionale en Extrême-Orient. Le chef d’état-major russe, Nikolaï Makarov, souhaite en effet déployer ce navire de guerre au large des îles Kouriles, objets d’un différent territorial avec le Japon.

 

Fabien Paillot. le monde

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