Bons baisers de Russie (ou presque)
Le candidat républicain en veut pour preuve «la baisse des livraisons de pétrole aux Tchèques parce qu'ils ont conclu un accord avec nous, l'exclusion (du groupe pétrolier) BP de la Russie (...) l'énorme pression sur la Géorgie (...), l'Ukraine», ainsi que «leur blocage au conseil des Nations unies sur l'Iran».
Ce à quoi un diplomate russe de haut rang répond mardi : «Ce que dit McCain ne nous intéresse pas. Qu'il devienne d'abord président, ensuite on l'écoutera (…) «Nous pouvons nous permettre de n'avoir aucune relation avec tel ou tel partenaire s'il le souhaite», a ajouté cet officiel du ministère russe des Affaires étrangères, sous le couvert de l’anonymat. «Nous voulons que l'électorat américain réponde du choix qu'il fera (...) Pour l'instant, on tente de faire de la Russie un bouc émissaire responsable des erreurs de la politique extérieure» américaine.
Dans un texte publié en novembre dans la revue Foreign Affairs, il avait déjà prôné l’exclusion de la Russie du Groupe des huit et dénoncé une «Russie revancharde» et un «leadership dominé par une clique d’anciens agents des services secrets».
A une autre occasion, il s’en était pris directement à Vladimir Poutine en parodiant une phrase de George W. Bush (qui avait assuré en 2001 pouvoir le sonder en le regardant dans les yeux) : «quand je regarde dans les yeux de Poutine, je vois trois choses : un K, un G et un B» (Voir la vidéo). En février, il avait encore accusé le leader russe de travailler à la mise en place d’un gouvernement fantoche, d’un «théâtre de marionnettes», tout en assurant ne pas craindre «de voir rallumer la vieille guerre froide».
C’est pourtant bien ce que redoutent certains observateurs américains, à l’instar de Fareed Zakaria de Newsweek. Dans son article «La politique étrangère radicale de McCain», le journaliste affirme que si, une fois élu président, il continue à être aussi hostile à la Russie (et à la Chine, d’ailleurs), cela sera interprété par la plupart, comme «une tentative de la part de Washington de commencer une nouvelle Guerre froide».
Alors, on peut légitimement se demander pourquoi le candidat républicain défend-il une ligne si radicale à l’encontre de la Russie ? Même si on connaît sa réputation de «maverick républicain», rompant avec l’orthodoxie du GOP sur pas mal de sujets (impôts, immigration, financement des partis…) ce petit parfum de guerre froide va bien entendu dans le sens des plus conservateurs du parti qu’il lui faut absolument séduire pour gagner.
- cela conviendrait à la base du GOP, qui selon des experts de la Russie, auraient la nostalgie d’une ligne dure du temps de l’Union soviétique.
- les positions de McCain en la matière sont inspirées par Randy Scheunemann (notre photo), son conseiller en politique étrangère. Or, cet ardent défenseur de la guerre en Irak (créateur du Comité pour la libération de l’Irak créé en 2002), est un ex-lobbyiste qui a beaucoup travaillé pour des anciens membres du bloc soviétique, comme la Géorgie, la Lituanie ou la Roumanie. Si le site ne prétend évidemment pas prouver un quelconque lien, il affirme que dès qu’il s’agit de lobbying en campagne, c’est un peu comme l’œuf et la poule…
Et vous, que pensez-vous de la position de John McCain à l’égard de Moscou ?
Personnellement je pense qu'il est temps qu'une nouvelle generation gouverne le états unis.
Etre ferme, oui, etre stupide, non!
Mais etre arriéré, encore moins; Il est temps que certains politique d'Amérique se rende compte que la guerre froide et terminée et qu'il ne sont plus les maitre du monde!