Face à l'escalade entre la Russie et la Géorgie, l'Otan appelle à un arrêt immédiat des combats
La Géorgie a lancé l'assaut contre l'Ossétie du Sud. Ce qui a fait réagit la Russie. : AFP
La vaste offensive militaire menée par la Géorgie, cette nuit, en Ossétie du Sud, a ravivé les tensions avec la Russie. En réaction au tirs géorgiens sur la capitale de la province séparatiste, Moscou a répondu par des bombardements sur des villes géorgiennes. Face à cette escalade, l'Otan appelle à un arrêt immédiat des combats, en revanche l'Onu n'a pu se mettre d'accord sur une déclaration commune. De son côté le comité international de la Croix-Rouge demande l'ouverture d'un couloir humanitaire pour évacuer les blessés.
En réponse à l'offensive géorgienne en Ossétie du Sud, les russes ont bombardé des villes géorgiennes. La ville de Gori aurait notamment été visée, ainsi que des postes de police. Toutefois, la Russie a démenti que ses forces aériennes aient attaqué la Géorgie. Côté géorgien ont demande pourtant l'arrêt de ces bombardements
Le Premier ministre Vladimir Poutine a , par ailleurs, promis des mesures de rétorsion face à ces "actes agressifs à la veille de l'ouverture des Jeux Olympiques".
Sous la direction du préssident Dmitri Medvedev, la Russie réfléchit, en ce moment-même, à un ensemble de mesures urgentes sur le retour à une situation de paix en Ossétie du Sud et sur la défense de la population pacifique. Plus inquiétant, la Russie réfléchit aussi à des représailles.
Vieille rivalité
Les relations entre Moscou et Tbilissi n'ont cessé de se détériorer depuis l'arrivée au pouvoir de Mikheïl Saakachvili en 2004. La Russie voit d'un très mauvais œil l'intention de Tbilissi de rejoindre l'Otan alors que la Géorgie accuse Moscou de tenter d'annexer les deux républiques séparatistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud dont la plupart des habitants ont un passeport russe.
Pas de déclaration commune à l'ONU
Réuni d'urgence à la demande de la Russie, le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé son inquiétude au sujet de l'aggravation de la situation, mais n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une déclaration appelant les parties à renoncer à l'usage de la force.
Dans une déclaration, l'Onu exprime "de fortes inquiétudes face à l'escalade de la violence" et appelait les deux parties à "mettre fin immédiatement au bain de sang, à renoncer à l'usage de la force et à reprendre immédiatement les négociations".
Mais après deux heures de débats, les membres du Conseil n'ont pu se mettre d'accords sur le texte proposé par la Russie.
Arrêt immédiat des combats
De son côté, le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer a appelé à un "arrêt immédiat des affrontements armés" en Ossétie du Sud et à l'ouverture de "discussions directes" entre les parties en conflit, a annoncé son porte-parole.
Le secrétaire général de l'OTAN est très préoccupé par les événements qui sont en train de se dérouler dans la région géorgienne d'Ossétie du sud et l'Alliance suit de près l'évolution de la situation.
