Les troupes russes entament leur retrait de Géorgie
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| Des soldats Russes en Tskhinvali, le 3 octobre, 2008.THE ASSOCIATED PRESS/RTR-Russian Television Channel |
NADARBAZEVI, Géorgie — Les troupes russes ont commencé dimanche à se retirer de positions qu'elles occupaient sur le territoire géorgien, en dehors des régions séparatistes, conformément à l'accord de paix conclu à l'issue du conflit qui a opposé pendant cinq jours Moscou à Tbilissi au mois d'août.
La Russie doit retirer d'ici vendredi prochain ses troupes des "zones de sécurité" qu'elle a établies en dehors des territoires séparatistes géorgiens, dans le cadre de l'accord conclu cet été sous l'égide du président français Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil de l'Union européenne.
Selon des journalistes sur place, les Russes ont baissé dimanche en début d'après-midi le drapeau qui flottait au-dessus du poste de Nadarbazevi, situé à environ 50 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Tbilissi.
Un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur, Chota Outiachvili, a décrit cette position comme un "centre de communication" et assuré que Moscou avait promis de quitter totalement les lieux dans la journée de lundi.
Il a également affirmé que le poste russe d'Ali, dans la "zone de sécurité" entourant l'Ossétie du Sud, avait été totalement démantelé, et que les forces russes quittaient une autre position à Zougdidi, dans la zone au sud de l'Abkhazie.
Depuis le 1er octobre, plusieurs centaines d'observateurs de la Mission de surveillance de l'Union européenne (MSUE) ont entamé leurs patrouilles en territoire géorgien, où ils doivent s'assurer du respect par la Russie de l'accord du 12 août. Un porte-parole de cette mission a confirmé dimanche que le "check point" d'Ali était en voie de démantèlement.
"Nous devons voir comment cela va se terminer, mais c'est pour l'instant un bon signe", a réagi M. Outiachvili.
En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Moscou a accepté de retirer ses forces de Géorgie, à l'exception de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, dans les dix jours suivant le déploiement des observateurs de l'UE, un retrait qui concerne aussi une zone tampon d'environ six kilomètres située au sud de l'Ossétie du Sud. Ce délai porte à vendredi la date-limite pour le retrait des forces russes.
Des responsables géorgiens et européens n'ont pas pu dire dans l'immédiat combien de positions russes au total devaient être démantelées pour satisfaire aux dispositions de l'accord. Après le conflit, la Russie avait déclaré qu'elle installerait au total 36 postes de contrôle dans les zones de sécurité, 18 dans chacune d'elles.
Le conflit avait commencé le 7 août quand les troupes géorgiennes avaient lancé une offensive pour reprendre le contrôle de la région séparatiste d'Ossétie du Sud. Moscou avait envoyé des forces armées qui avaient rapidement mis en déroute les militaires géorgiens et s'étaient enfoncées profondément en territoire géorgien, entraînant une condamnation des Occidentaux qui avaient exhorté la Russie à respecter la souveraineté de Tbilissi.