Le Kremlin teste sa popularité à l'occasion d'élections locales
Par Reuters, publié le 01/03/2009 à 09:41
Vingt millions d'électeurs sont appelés à renouveler neuf parlements régionaux ainsi que des mairies de grandes villes et des conseils municipaux.
Le scrutin ne concerne par Moscou et Saint-Pétersbourg, ni les régions troublées du Caucase ou la ville de Vladivostok, secouée récemment par des manifestations contre une taxe sur les voitures importées.
L'opposition accuse le parti Russie unie, dirigé par le Premier ministre Vladimir Poutine, d'avoir eu recours à des pratiques irrégulières lors de la campagne.
Elle estime que le gouvernement cherche à masquer une chute de sa popularité dans un contexte de forte hausse du chômage et de réduction des salaires.
Russie unie, qui domine le parlement et influence une bonne partie des médias, dément ces accusations, jugeant qu'elles relèvent de postures politiques.
Le chef du Parti communiste, Guennadi Ziouganov, a qualifié la campagne de "sale et impardonnable", et le dirigeant d'extrême droite Vladimir Jirinovksy et ses partisans ont quitté vendredi l'hémicycle de la Douma d'Etat, la chambre basse du parlement, pour manifester leur mécontentement.
A Bryansk, une ville de 450.000 habitants à 380 km au sud-ouest de Moscou, dans une région industrielle proche de la Biélorussie et de l'Ukraine, le représentant du Parti communiste est persuadé d'être soutenu "en réalité par 60 ou 65% des habitants".
Même si les sondages d'opinion suggèrent un effritement du soutien à Poutine et au président Dmitri Medvedev, les analystes ne s'attendent pas à un bouleversement lors du scrutin.
Les rues centrales de Bryansk, reconstruites après la Seconde Guerre mondiale, sont dominées par les affiches de Russie unie et celles de l'opposition brillent par leur absence.
version française Jean-Stéphane Brosse