la direction demanderait le déblocage à la justice
ouest-france
La direction assigne une quarantaine de salariés devant le tribunal. Les négociations sont toujours au point mort.
« Préservez l'emploiou payez-le ! »
La CGT qui n'a pas de mots assez durs pour fustiger la stratégie du directeur, Jean-René Mouttet. Le syndicat lui reproche, dans un tract qui sera distribué ce matin en ville, le licenciement de 120 intérimaires en fin d'année dernière. Une décision qui, selon la CGT, a entraîné une dégradation notable des conditions de travail, provoquant un fort taux d'absentéisme et la montée des troubles musculo-squelettiques. Conclusion : « Préservez l'emploi, ou payez-le, monsieur ! »
En parallèle, les discussions sur le contenu du plan social n'avancent pas. Jeudi midi, une réunion de travail qui doit se dérouler à l'usine est délocalisée au dernier moment. A la direction départementale du travail. Aucune raison officielle à ce changement de lieu. Jean-Paul Bertho, directeur du travail, explique qu'il fournit une salle « à la demande de la direction ». Aucune action de médiation de sa part. « On ne me l'a pas demandé. »
Entre la direction et la CGT, la discussion tourne court. Tout de suite, la direction annonce le référé. A-t-elle craint une action musclée des salariés, préférant du coup tenir la réunion dans un endroit neutre ? Cerise sur le gâteau, si on ose dire, un élu du personnel (CGT) reçoit son assignation devant la justice durant cette réunion. Comme la veille (jusqu'à 22 h), CFDT et CFE-CGC restent dans la salle. Pour quels résultats ? Avant d'entrer en réunion, mercredi, le représentant de la CFDT reconnaît : « On dégrossit. Mais pas question de faire quoi que ce soit sans la CGT qui est le syndicat majoritaire. »
Blocage de Cummins. 40 salariés devant le juge des référés ce matin
14 mai 2009 -
À la demande de la direction, le juge des référés du tribunal de Quimper statuera ce matin sur la levée du blocage de Cummins Filtration, à Quimper, entamé le 4mai. Une quarantaine de salariés de Cummins ont reçu, hier après-midi, une assignation à comparaître devant le juge des référés. La direction demande au juge d'ordonner l'expulsion sous astreinte de 1.000 € par personne et par infraction constatée.
le telegramme